Gauthier avec le risographe

Pays : Canada

Date de résidence : 13 février – 13 mars 2026

Présentation publique :  espace 517

Projet de résidence : Le projet est marqué par une double volonté : premièrement, parcourir et raviver l’histoire des arts imprimés et ce, afin d’inspirer une œuvre déclencheuse ou soumise à une interaction. La résidence de production à l’Atelier apportera une première pierre, significative, à cet ambitieux projet. En résidence, je souhaite créer une œuvre qui soit activée par le public et les membres. J’imagine une œuvre fragmentaire (à laquelle ajouter ou ôter des éléments, par exemple), dont le public pourrait modifier la composition. Je m’intéresse à l’histoire des arts imprimés, à ce qu’est un atelier – à son histoire, aux notions de travail, de mutualisation, de collectivité ou encore d’utopie sociale, qui sont rattachées à celle d’atelier historiquement. J’observerai les lieux, leur usage. Je souhaite recourir à la sérigraphie et la risographie, à partir de fichiers numériques.

Biographie et démarche artistique : Gauthier Kriaâ détient une maitrise en arts visuels. Sa pratique visuelle - qui navigue entre sculptures/environnements, images et actions - interroge la manière dont une création re/déjoue des rapports sociaux et symboliques, et les repense. À une époque de rapidité, devant une économie de l’attention, Gauthier cherche à créer une densification de l’expérience esthétique, par des formes simples qui semblent familières au premier regard, mais qui résistent à l’appropriation. Dans cet élan, il poursuit une thèse-création à l’UQAM, par laquelle il sonde et cherche à activer la polysémie du mot français « porter » – tant comme verbe d’action ou signe visuel que comme métaphore. En résidence à l’Atelier Circulaire, Gauthier souhaite parcourir la mémoire du lieu et des arts imprimés. Il s’intéresse ainsi à l’histoire des ateliers, comme lieux de production et comme mode d’organisation — espace de coopération, de mutualisation et d’utopie. Il compte investir cette mémoire dans la création d’une image fragmentaire et d’un dispositif qui engage le public à l’action.

Les mains de Louise, 2023 

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *